Regards croisés : la Monnaie, entre hier et aujourd’hui

Deux générations, un même lieu, une même mémoire.

Mardi 20 octobre 2026, par « Équipe MCNG »

« Regards croisés » invite à regarder le quartier de la Monnaie avec deux regards : celui d’hier, retrouvé dans les archives, et celui d’aujourd’hui, posé par ses habitant·es. L’exposition a été inaugurée le mercredi 7 octobre 2026, à 16h30, à la Maison Citoyenne Noël Guichard. Voici le récit de sa fabrication, et l’exposition à parcourir en ligne.

Pourquoi « Regards croisés » ?

Que reste-t-il d’un quartier quand ses bâtiments changent ? Les tours, les commerces et les places ne sont plus les mêmes. Les souvenirs, eux, sont restés. Le projet est parti de cette question : mettre des images du passé face à des images d’aujourd’hui, et laisser les habitant·es dire ce qu’ils et elles y voient.

Un projet en trois phases

1. Chercher

Dans les placards des habitant·es, les archives de Valence Romans Agglo et le fonds de la MJC Monnaie, des photos d’archives et des vues aériennes ont été retrouvées, datées et identifiées. 

2. Retourner sur place

Anciennes et anciens, jeunes du quartier : ensemble, ils et elles ont retrouvé les points de vue des photos d’archives, et photographié les lieux d’aujourd’hui.

3. Écouter et exposer

Des habitant·es ont commenté les images. Leurs mots accompagnent les photos, sur les panneaux de l’exposition comme sur cette page.

Deux générations, un même regard

Au cœur du projet, il y a la rencontre. Les aîné·es racontent ce qu’ils et elles ont connu : le centre commercial, le marché, les jardins, les commerces au pied des immeubles. Les plus jeunes découvrent un quartier qu’ils n’ont pas vu ainsi, et le regardent avec leurs yeux.

Les nouvelles photos ont été prises avec les habitant·es. Les participant·es sont des auteur·rices, pas des sujets.

Le parc des Ifs : portrait de groupe
Voici les habitant·es qui ont participé au projet « Regards croisés », prenant la pose dans le parc des Ifs, derrière la Maison Citoyenne Noël Guichard.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Hier, aujourd’hui : le même lieu, différentes époques

Pour chaque image d’archive, une photo d’aujourd’hui a été prise depuis le même point de vue. Les différences racontent le quartier. Mais avant de plonger au cœur du quartier, si nous prenions un peu de distance et de hauteur ? Élevons-nous au dessus de la mêlée, croisons les points de vue, nuançons la vision que nous pensons avoir de notre monde. 

Trois époques de la même vue aérienne de Romans-sur-Isère : 1972, 2000 et 2023. Cochez deux dates, puis passez la loupe sur la photo : elle montre l’autre époque, exactement au même endroit.

  • Molette : agrandir ou réduire.
  • Clic gauche maintenu : déplacer l’image.
  • Clic droit : échanger les deux époques.
  • Sur téléphone : touchez l’image, puis utilisez les boutons + et −.

Remonter le temps

Cochez deux dates. Passez la loupe sur la photo. Molette : zoom. Zoomez sur la Monnaie pour voir le nom des immeubles. Clic gauche maintenu : déplacer. Clic droit : échanger les deux époques.

Cochez deux dates. Un doigt : déplacer la loupe. Deux doigts : zoomer et déplacer la photo. En zoomant sur la Monnaie, le nom des immeubles apparaît. Bouton « Échanger » : inverser les deux époques.

Zoom haute définition. Pour voir les détails, le module charge des images très lourdes (environ 40 Mo au total). Si vous n'êtes pas en Wi-Fi, cela consomme vos données mobiles.

Le parc des Ifs : on s’assoit, on se parle

Tout commence sur un banc. Sur la photo d’archive, deux hommes sont assis de dos, sous les arbres. L’arrêt de bus est là, les bancs aussi. Ici, on s’assoit, on parle ou on attend. Les nouvelles photos reprennent le même geste, avec d’autres personnes, devant la façade blanche de la MCNG.

Le parc des Ifs : deux hommes sur un banc
Parc des Ifs : deux hommes sont assis sur un banc, de dos, sous les arbres. L’arrêt de bus est là, les bancs aussi. Ici, on s’assoit, on parle ou on attend le bus.
Fonds MJC Monnaie · date inconnue (antérieure à 2012, réseau Citébus présent)

Le parc des Ifs : deux ados discutent
Le parc des Ifs, 2026 : deux chaises pliantes, deux silhouettes de dos. Rayan et Nassim posent face à la façade blanche ajourée de la MCNG, brodée de trous.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Le parc des Ifs : deux femmes face au mur blanc
Assises côte à côte sur des chaises pliantes, deux femmes se regardent. La façade blanche de la MCNG, devant les arbres du parc des Ifs.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

La place Hector Berlioz

Quelques années plus tôt, le nouveau centre commercial et son supermarché étaient le cœur battant de la Monnaie : des caddies au premier plan, un sol encore en gravier.

Les Zinnias, encore debout en août 2019, avaient disparu en août 2021.

Romans, Monnaie : place Hector Berlioz
Des caddies au premier plan, un sol encore en gravier : le nouveau centre commercial est le cœur battant de la Monnaie. Derrière lui se dresse l’immeuble des Zinnias, ses balcons fermés en vérandas. Les Zinnias, avec les Hortensias, soit 40 logements, ont été annoncés à la démolition début 2020 (Peuple Libre, 2 janvier 2020). Les Zinnias, encore debout le 25 août 2019, avaient disparu le 20 août 2021 (Google Earth).
ACR, VR-3 Fi 491 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Maison citoyenne : l’angle sud-est
Deux habitants, accoudés à une barrière, regardent le long mur blanc percé de trous de la MCNG. Les Hortensias et les Zinnias ne sont plus là.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Maison citoyenne : le Berlioz derrière les cyprès
Trois cyprès, une lavande sauvage, et derrière, l’immeuble rose du Berlioz, qui donne sur la place Hector Berlioz. Au premier plan, le mur blanc ajouré de la MCNG.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Romans, Monnaie : les Zinnias et leurs commerces

Au pied de l’immeuble des Zinnias, la boucherie-charcuterie, la pharmacie et la boulangerie-pâtisserie rythment la vie de la place. Les jeunes arbres sont encore tuteurés, le sol est nu : la place est encore neuve.

Les Zinnias comptent parmi les plus anciens immeubles du quartier : ils sortent de terre entre 1958 et 1965 (IGN). Avec les Hortensias, soit 40 logements, ils ont été annoncés à la démolition début 2020 (Peuple Libre, 2 janvier 2020).

Leurs deux voisins, les Fuchsias et les Althéas, sont toujours présents dans le quartier.

ACR, VR-79 Fi 9, Fonds MJC Monnaie © Archives & Patrimoine Valence Romans Agglo

Place Hector Berlioz : un grand parking
Là où se dressaient le centre commercial et les Zinnias, il y a aujourd’hui un grand parking, des arbres et un grand ciel. Au fond, les Fuchsias. Deux silhouettes l’occupent.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Le boulevard Henri Dunant​

Romans, Monnaie : boulevard Henri Dunant, milieu des années 1970
Boulevard Henri Dunant. Au pied de l’immeuble l’Hermès, la vie quotidienne battait son plein entre la pharmacie, la mercerie et la boulangerie de quartier. À l’arrière-plan, la silhouette de la tour Mauriac, tout juste sortie de terre en 1973, incarne la modernité et l’ambition architecturale de l’époque. Témoins d’une époque révolue de l’habitat vertical, la tour Mauriac et sa voisine des Glaïeuls ont finalement cédé leur place lors des grandes opérations de renouvellement urbain du quartier entre 2013 et 2015. Cette vue fixe à jamais un instant de vie et de convivialité au cœur de Romans.
ACR, VR-79 Fi 9, Fonds MJC Monnaie © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Boulevard Henri Dunant : les rideaux sont baissés
Même trottoir, mêmes arbres devenus grands. Au pied de l’immeuble, les rideaux métalliques ont remplacé la mercerie et la boulangerie. La tour Mauriac a quitté l’horizon.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Rue Vincent d’Indy

Romans, Monnaie : rue Vincent d’Indy, 1970
À gauche, un parking puis les Peupliers, les Gentianes et les Pins ; à droite, les Althéas ; au fond, un morceau des Ifs. Les voitures garées sont celles des années 60-70. Un an plus tard, en 1971, 7 000 à 8 000 habitants vivent dans le quartier (Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020).
ACR, VR-3 Fi 64 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Romans, Monnaie : rue Vincent d’Indy, aujourd’hui
Même rue, même axe : la réponse de 2026 à la photographie de 1970. Les Atlhéas sont toujours là sur la droite. Les Peupliers, Les Ifs et tous les autres immeubles ont été démolis.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Le terrain d’aventure

Ce terrain reste un souvenir très présent dans la mémoire des habitant·es.

Romans, Monnaie : terrain d’aventure, vers 1985
Un feu, des enfants, un adulte qui veille : rue Alfred de Musset, le terrain d’aventure est un lieu de jeu libre et gratuit. Derrière la palissade en bois, la grande barre des Orangers regarde la scène. Ce terrain reste un souvenir très présent dans la mémoire des habitants.
ACR, VR-3 Fi 63 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Le terrain d’aventure : aujourd’hui
Même endroit, autre époque : l’ancien terrain d’aventure est devenu le parc du Petit Prince. Trois jeunes s’y retrouvent, debout sur l’herbe, sous les fenêtres des Orangers.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Focus : retrouvé quarante ans après

Sur la photo de 1985, un des enfants se tient à côté de sa sœur. C’est Nabil Kharchiche. Aujourd’hui, il s’occupe du club de boxe du quartier, Savat O Poing. Il nous a écrit ses souvenirs.

Nabil Kharchiche devant sa photo, au centre social

2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

« Au terrain d’aventure, on était bien »

 

1985, le terrain d’aventure est animé par Fatima et René. En plus de la MJC Monnaie, il propose des animations le mercredi et le samedi après-midi.

Sur la photo, on devait apprendre à allumer un feu, pour faire du caramel avec seulement de l’eau et du sucre, en plein hiver. On me voit avec les mains dans les poches : j’avais froid ! On voit aussi qu’il y avait plusieurs groupes d’enfants, trois.

Au terrain d’aventure, on faisait de la peinture. Il y avait un atelier bois, où l’on apprenait à fabriquer un bateau à voile, un hélicoptère avec une hélice. Il y avait aussi de la couture et de la musique.

C’était bien, et enrichissant. Les animateurs s’occupaient bien de nous. Ils étaient d’une grande gentillesse. De bons souvenirs.

Témoignage recueilli en octobre 2026.

Le centre social et la crèche

Le centre social est inauguré en 1965 (Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020). Sa crèche a fermé le 1er juin 2017, après un incendie. Elle a été remplacée par une nouvelle structure.

Romans, quartier de la Monnaie : le centre social, 1970
Vue plongeante sur le centre social, en 1970. Au premier plan, le jardin de la crèche « Il était une fois », qui dépendait du centre. Derrière, les Charmilles et les Peupliers ; à droite, les Pins et les Ormes. Le centre social est inauguré en 1965 (Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020). La crèche a fermé le 1er juin 2017, après un incendie.
ACR, VR-3 Fi 65 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

La parole des habitant·es

À côté des photos, des habitant·es ont accepté de dire ce que ces lieux représentent pour eux et pour elles. Voici leurs mots, tels qu’ils figurent dans l’exposition.

« La Monnaie était un quartier chaleureux, où l’on se croisait, où l’on se parlait. Aujourd’hui, beaucoup de commerces ont disparu. Avec eux, c’est une partie de la vie qui s’est éteinte. »

Ouarda — Ouarda se souvient d’un quartier vivant, convivial et cosmopolite, où les commerces animaient les rues et favorisaient les rencontres.

« Le parking de la pharmacie était, dans ma jeunesse, un jardin où nous allions jouer le dimanche. »

Marie-Hélène — Marie-Hélène garde en mémoire des lieux qui ont profondément changé. Derrière ces espaces transformés, elle retrouve les souvenirs d’une enfance heureuse, les jeux, les habitudes et les moments partagés. Les lieux ont changé, mais les souvenirs, eux, sont restés.

« Le marché manque. Les commerces ont disparu et avec eux ce sont des lieux de vie et de rencontre que les habitants ont perdus. Ce ne sont pas que des boutiques qui ont fermé, ce sont des habitudes, des rencontres et une certaine convivialité qui ont peu à peu disparu. »

Danielle — Danielle regrette elle aussi la disparition des commerces et du marché.

Guy — Guy reconnaît qu’un quartier, ce n’est pas seulement des bâtiments et des commerces. C’est aussi des visages que l’on reconnaît, des voix que l’on entend, des souvenirs que l’on partage… Et lorsque ces lieux disparaissent, c’est aussi une part de notre histoire commune qui s’efface.

« Le désert avance plus vite que nous ne pouvons l’imaginer. Comme si les habitants n’existaient plus. Comme si nous étions devenus transparents, invisibles aux yeux de la ville. »

Jacqueline — Jacqueline observe cette transformation avec inquiétude. Elle évoque aussi les bancs qui disparaissent, les arrêts de bus supprimés, les endroits où l’on pouvait autrefois s’asseoir, attendre, discuter et simplement être ensemble.

Saida — Saida dit que la Monnaie était sa jeunesse. Sa famille, ses amis, ont tous vécu à ses côtés dans ce quartier qui était le leur. Elle rêve de le revoir, de le revivre, de nouveau.

Derrière cette impression d’abandon, une certitude demeure : les habitants sont toujours là. Ils vivent dans ce quartier, y ont grandi, y ont travaillé, y ont élevé leurs enfants. Ils se souviennent de ce qu’il était et portent encore en eux les traces de cette vie passée.

La Monnaie n’est pas seulement un quartier qui se transforme. C’est un quartier qui garde la mémoire de ceux qui l’ont fait vivre.

Deux générations, un même lieu, une même mémoire. Les oubliés de la ville portent encore en eux l’âme de la Monnaie.

Dans les coulisses

Une exposition se prépare longtemps avant le vernissage. Retour en images sur les séances de travail, les prises de vue et l’accrochage.

Se rencontrer, photographier

Autour de la table, on regarde les images.

On cherche le cadre de la photo d’archive.

L’appareil sur trépied, deux chaises, un point de vue à retrouver.

Les participant·es se retrouvent au parc pour la prise de vue.

Accrocher, inaugurer

La salle se prépare.

Accrochage des tirages.

Le jour de l’inauguration, 7 octobre 2026.

On lit les légendes, on se reconnaît, on se souvient.

L’exposition en entier

Voici les autres images présentées dans l’exposition, avec leurs légendes complètes. Clic sur une image pour l’agrandir.

Archives du quartier

Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage, 13 mai 1932
Vue du ciel, la ville se serre autour de son centre ancien, de l’Isère, de ses ponts et de la voie ferrée. Tout autour, des champs : le quartier de la Monnaie n’existe pas encore. La cité Nadi est déjà présente : aussi appelée cité-jardin, elle est typique des ensembles pavillonnaires de l’époque et fut inaugurée en 1928. Avant les immeubles, la Monnaie était une ferme : des portraits d’enfants y ont été pris en 1943 et 1947. Le quartier ne sort de terre qu’à partir de 1954 (Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020). Cliché argentique en noir et blanc pris d’avion par l’IGN, mission 2929-0071, échelle 1/15 356 (non conservée pour les besoins de l’exposition).
Tuilage d’images satellites : Alexandre Valayer, 2026 · Source : © IGN – « Remonter le temps » / Géoportail, mission 2929-0071, cliché n° 2004

Romans, Monnaie : jour de marché
Place Hector Berlioz, c’est jour de marché : marchands forains, voitures, bus, foule. Au fond, la bibliothèque des Fusains et l’immeuble des Hortensias. Début des années 1980. La bibliothèque ouvre en 1979 et la ludothèque en 1983 (Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020). L’immeuble « Les Hortensias », annoncé à la démolition début 2020 (Peuple Libre, 2 janvier 2020), se dressait à côté de la médiathèque ; il a disparu depuis.
ACR, VR-3 Fi 489 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Vue aérienne : la place Berlioz en 1960
Photographie aérienne de l’ancienne Monnaie dans un axe sud-ouest / nord-est. Au centre, le chantier du futur centre commercial. Autour : les Zinnias, les Fuchsias, les Althéas, les Peupliers, les Ifs, les Charmilles. Les Ormes sont hors cadre à droite. Derrière les Peupliers se cachent les Marronniers, les Églantiers et la Glycine ; tout au fond à droite, les Pins. Les Hêtres ne sont pas encore sortis de terre. On aperçoit également, tout à droite, le centre social et la crèche.
ACR, VR-3 Fi 277 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Romans, vue aérienne oblique, 1968
Vue aérienne de la partie est de Romans, prise depuis le secteur de Saint-Nicolas, en direction de la Monnaie. Au loin, le quartier de la Monnaie et le barrage de Pizançon, sur l’Isère. Au premier plan à droite, Bourg-de-Péage. Le barrage de Pizançon est construit à partir de 1928 et mis en service au début des années 1930. La « nouvelle Monnaie » est alors en construction (1966-1974, Mémoire de quartier, Ville de Romans, 2020).
Avia-Taxi France, Paris, 1968 · ACR, VR-3 Fi 289 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

La Monnaie vue d’en haut
Depuis un étage élevé de la tour Balzac, le boulevard Henri Dunant bordé d’arbres file vers les tours Mauriac et Glaïeuls. En bas, les toits plats de l’école maternelle Ninon Vallin. Les tours Glaïeuls et Mauriac ont été déconstruites à partir de 2013 ; la tour Balzac, construite en 1974, est détruite le 15 mars 2019. L’école, devenue la nouvelle crèche « Au Clair de la Lune », inaugurée le 15 mai 2024, a été touchée par un incendie dans la nuit du 12 au 13 septembre 2016 (France Bleu).
Fonds MJC Monnaie, antérieur à 2009 · présence des 3 tours et de l’école Chopin

Les mêmes lieux, 2026 : les habitant·es posent

Le terrain d’aventure : un sourire pour 1985
Deux jeunes filles font le signe de la paix à l’appareil, et derrière elles les habitant·es au parc du Petit Prince. Sur l’ancien terrain d’aventure, des enfants jouaient autour d’un feu 41 ans plus tôt.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Place Hector Berlioz : deux habitantes échangent
Deux habitantes échangent sur la place Hector Berlioz. Derrière elles, plus de centre commercial ni de Zinnias : un parking, des arbres, et au fond les Fuchsias.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Boulevard Henri Dunant : garder le smile
Deux adolescentes vous saluent à travers l’objectif. Devant les rideaux baissés, la nouvelle génération aspire à des perspectives plus joyeuses et plus sereines.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Retour à la maison citoyenne
Après la séance photo, trois jeunes personnes rentrent au centre social. L’une d’elles porte un grand panneau blanc : c’était le réflecteur pour renvoyer la lumière du soleil pour les photos. Derrière eux, légèrement à droite, la Maison citoyenne.
2026 © Alexandre Valayer – Maison Citoyenne Noël Guichard

Bonus cartes et plans anciens

Tabula Delphinatus, Guillaume Delisle, 1710
Carte du Dauphiné en latin, dressée par Guillaume Delisle (1675-1726), premier géographe du roi, et gravée à Paris. Elle distribue la province en principautés, comtés et baronnies. Delisle a voulu restituer la géographie historique du Dauphiné à partir des anciennes chartes des princes dauphins. Une copie est conservée aux Archives de Romans.
ACR, cote 7 Fi 4 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Commune de Romans : plan d’ensemble
Plan à l’origine au 1:10 000, dressé et mis à jour par R. Dorne, architecte-voyer. Il note les routes, les chemins, les voies ferrées et le périmètre de l’octroi, la taxe sur les marchandises entrant en ville. À l’est du centre, rien de ce qui deviendra le quartier de la Monnaie : le territoire est agricole. Le plan est postérieur à 1881 : fin du XIXe ou début du XXe siècle.
ACR, VR-8 Fi 2 © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo

Carte de Cassini, XVIIIe siècle
Romans, Le Péage et l’Isère vus par les ingénieurs du roi. La ville apparaît en rouge, avec la campagne tout autour : le quartier de la Monnaie n’existe pas. Commandée par Louis XV en 1747 et réalisée par quatre générations de Cassini, c’est la première carte d’ensemble du royaume (1:86 400). La feuille de Romans semble avoir été levée vers 1768.
Tuilage d’images : Alexandre Valayer, 2026 · Carte de Cassini © BnF / IGN (via Géoportail)

Carte d’état-major, 1843
Romans et la plaine de l’Isère, dressées pour l’armée : routes, cours d’eau, cultures et relief. La ville est en rouge, la campagne s’étend autour ; pas de quartier de la Monnaie. Levée entre 1820 et 1866 par le Dépôt de la guerre puis gravée au 1:80 000 (1833-1880), cette carte avait un objectif militaire : connaître le terrain.
Tuilage d’images : Alexandre Valayer, 2026 · Carte d’état-major © IGN / SHD (via Géoportail)

Voir l’exposition

Maison Citoyenne Noël Guichard, Place Hector Berlioz, 26100 Romans-sur-Isère

Vous pouvez simplement pousser la porte : on est là pour accueillir et écouter (aux horaires d’ouverture).

Remerciements

Un merci tout particulier à tout·es les participant·es qui ont su insuffler toute l’énergie nécessaire pour que ce projet soit mené au bout. Merci également au service des archives municipales de Valence Romans Agglo et plus spécialement à Lindsay JULIEN pour sa disponibilité, sa patience et ses compétences.

Merci aux jeunes de Cook & Go de la Maison Citoyenne qui ont préparé avec brio les cookies pour le vernissage de l’exposition.

Crédits et droits

      • Photographies d’archives : © Archives & Patrimoine, Valence Romans Agglo (cotes ACR indiquées sous les images) ; fonds MJC Monnaie.
      • Photographies de 2026 et making-of : © Alexandre Valayer, Maison Citoyenne Noël Guichard.
      • Pour demander le retrait d’une image, écrivez à la MCNG via la page contact du site internet ou à accueil@mcng.fr
      • Un projet imaginé et créé par Hadjira DREVETON, Référente Pédagogique, FLE / ASL et assisté par Alexandre VALAYER, Écrivain Public & Médiateur social.
      • Rédaction de l’article : Alexandre VALAYER

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